Arrivés à Montevideo
Longue journée de transit de Rio à Janeiro à Montevideo. Tout le monde est bien arrivé. Partis à 8 h ce matin de l’hôtel (13 h à Liège), sommes arrivés à 17h30 (22h 30) à l’aéroport de Montevideo (Uruguay) après une longue escale (près de 3 heures) à Porto Alegre.
Plus de détails demain. Promis !
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22:06:03
Vous voilà donc à Montevideo. Peut-être allez-vous croiser l’ombre du grand poète Jules Supervielle, qui partagea sa vie entre la France et l’Uruguay.
Aurez-vous plus d’élan encore, pour jouer de la musique, si vous lisez son poème,
MONTEVIDEO?
Je naissais, et par la fenêtre
Passait une fraîche calèche.
Le cocher réveillait l’aurore
D’un petit coup de fouet sonore.
Flottait un archipel nocturne
Encore sur le jour liquide.
Les murs s’éveillaient et le sable
Qui dort écrasé dans les murs.
Un peu de mon âme glissait
Sur un rail bleu, à contre-ciel,
Et un autre peu se mêlant
À un bout de papier volant
Puis, trébuchant sur une pierre,
Gardait sa ferveur prisonnière.
Le matin comptait ses oiseaux
Et jamais il ne se trompait.
Le parfum de l’eucalyptus
Se fiait à l’air étendu.
Dans l’Uruguay sur l’Atlantique
L’air était si liant, facile,
Que les couleurs de l’horizon
S’approchaient pour voir les maisons.
C’était moi qui naissais jusqu’au fond sourd des bois
Où tardent à venir des pousses
Et jusque sous la mer où l’algue se retrousse
Pour faire croire au vent qu’il peut descendre là.
La terre allait, toujours recommençant sa ronde,
Reconnaissant les siens avec son atmosphère,
Et palpant sur la vague ou l’eau douce profonde
La tête des nageurs et les pieds des plongeurs.
Ce poète français, né à Montevideo en 1884 et mort à Paris en 1960 a aussi écrit ce texte émouvant:
Écoute, apprendras-tu à m’écouter de loin,
Il s’agit de pencher le cœur plus que l’oreille,
Tu trouveras en toi des ponts et des chemins
Pour venir jusqu’à moi qui regarde et qui veille.
Qu’importe en sa longueur l’Océan Atlantique,
Les champs, les bois, les monts qui sont entre nous deux?
L’un après l’autre un jour il faudra qu’ils abdiquent
Lorsque de ce côté tu tourneras les yeux.
Je vous souhaite de jouer à Montevideo comme chantait Supervielle… avec ferveur et simplicité.
Bon succès
Paul Roland
Montevideo est aussi la ville natale de deux autres grands poètes : Jules Laforgue et le comte de Lautréamont (Isidore Ducasse), auteur des sublimes Chants de Maldoror. Je ne sais si leurs maisons natales ont été conservées et si on peut les visiter… St.D.
On essaiera de mettre à profit la journée de ce samedi pour voir le Montevideo historique et culturel
Non je n’ai rien vu sur les maisons natales de Laforgue et Lautréamont. Globalement l’architecture de la ville est assez fascinante. La croissance économique entre 1920 et 1940 devait être très forte avec beaucoup de batiments Art Déco et Modernistes “style Paquebot” et avec des variantes locales “fusion des styles” à l’imgae du Palacio Salvo sur la place de l’Indépendance.